Que je vous raconte ce que j'ai vu dernièrement ...

Les bons films, ou les DVD techniquement impressionnants.

Que je vous raconte ce que j'ai vu dernièrement ...

Message par syber » 05 Juin 2018, 13:29

Topic Cinéma avec des veuves éplorées, des héros magnifiques, des cowboys mutiques, des policiers et des voleurs, des Super-Héros bariolés, des intellos torturés par les affres de la vie, des fusées spatiales, des mers déchainées, une campagne belle et calme, des tornades dévastatrices, des volcans en furie, des scènes de ville la nuit parce que c'est beau une ville la nuit et des histoires d'amour qui finissent bien !
"Il y a 30 ans, on nous expliquait que le plus important c'étaient les enceintes.
Puis on nous a expliqué que le plus important c'était tout le reste ..."


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Message par bowiepop » 05 Juin 2018, 13:56

Hier séance grand écran, avec Red sparrow :

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J'ai trouvais Jennifer Lawrence plus envoutante que dans la série Hunger Games. Un peu d'espionnage et de sexe : version adulte de "L'espion qui m'aimait".
Baltic Evo / Santorin 30 - Zef17 - Swell
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Message par madorre » 05 Juin 2018, 17:51

Ahhh, je reviens, je vais chercher des pop corn. et un coussin.
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Message par syber » 05 Juin 2018, 20:35

Oliver Twist (1948) de David Lean

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Et c'est tout simplement somptueux. On a un pincement au cœur devant le sort qui s'acharne sur Oliver. On est écœuré à chacune des injustices qu'il subit. On est ému par le dénouement heureux de l'histoire.

Les décors sont à la fois totalement crédibles et à la fois surréalistes. La distribution des rôles est absolument fantastique avec un soin du détail maniaque porté sur le choix, les costumes et postiches de chaque rôle. C'est plus qu'un classique, c'est un définitif : on se demande comment on peut mieux raconter cette histoire au cinéma que ne le fait David Lean avec ce film.

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Message par syber » 05 Juin 2018, 21:24

The prisoner of Shark Island (1936) de John Ford

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Où l'on comprend ce qui fait la force de John Ford !

Film racontant, de manière très libre, le destin du docteur Samuel Mudd, sudiste possèdant une exploitation agricole en plus de son travail de médecin, ayant a soigner sans qu'il ne sache de qui il s'agissait, la jambe que vient de se casser dans sa fuite, le meurtrier du Président Lincoln.

Le film comporte deux parties égales en temps. Tout d'abord le récit de ces évènements et du contexte historique dans lequel ils se déroulent, suivi de la manière dont le procès militaire des coupables et présumés coupables va se dérouler. Ensuite, l'histoire raconte l'emprisonnement de Mudd, sa tentative d'évasion et les évènements qui vont l'amener à obtenir une réhabilitation pour son accusation injuste.

La seconde partie est de loin la plus romancée et qui prend le plus de libertés avec la vérité historique. Ford y expose ses valeurs fétiches telles que la loyauté, le patriotisme, la rédemption, le pardon et une certaine conception de l'égalité entre les hommes (disons qu'elle est fonction du contexte de l'époque du tournage), mais le tout en appuyant le trait d'une manière qui date un peu jusqu'à rendre désuette la démonstration pour un spectateur du 21° siècle. En revanche, l'aspect mélodramatique de cette seconde partie est très efficacement racontée.

Mais, mais , mais, il y a un mais qui fait que ce film est absolument à voir au-delà des réelles qualités de cette seconde partie, et oui vous avez bien compté, je n'ai pas encore parlé de la première partie du film ! Bon sang, Ford sait raconter une histoire. Ce n'est vraiment pas par hasard si ce type est au panthéon des réalisateurs avec une ribambelle de chef d'oeuvres comme La chevauchée fantastique, La prisonnière du désert ou L'homme qui tua Liberty Valance. Cette première partie est un modèle d'efficacité narrative. Il faut voir comment chaque plan définit une intention, chaque cadrage sert l'histoire, chaque personnage est immédiatement identifiable et cataloguable, chaque expression traduit une émotion précise. Il faut voir comment en si peu de plan il sait poser le contexte politique de l'immédiate après-guerre de sécession, avec quelle économie de moyen il sait poser une dramaturgie, comment en si peu de mots, si peu d'image il explique de manière si claire le pourquoi de la décision politique prise de faire intervenir une cour militaire et quelle vont en être les conséquences facheuses en terme de respect des droits de l'homme. C'est d'une splendide efficacité. C'est dense. Il n'y a pas de gras. Mais ce n'est pas arride ou clinique pour autant, bien au contraire car on s'identifie déjà aux personnages en éprouvant de l'empathie pour eux face au drame, à l'injustice qu'ils sont en train de vivre. Empathie qui va permettre de déclencher une catharsis à la fin du film.

Et le plus fort, c'est que Ford n'oublie pas de ponctuer ce drame par de légères touches d'humour afin de laisser des temps de respiration aux spectateurs.

Bref, une bonne soirée de cinéma ! :wink:
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Message par syber » 06 Juin 2018, 00:13

La tentation de Barbizon (1945) de Jean Stelli et avec François Périer, Pierre Larquey, Daniel Gélin, Louis de Funès (dans son premier rôle qui dure 30 secondes) et l'ange est joué par Simone Renant.

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Qu'est-ce qui a bien pu me pousser à regarder ce film ? Les voies du seigneur sont impénétrables. Le titre m'a amusé et intrigué en vérité.

L'histoire racontée de manière délicieusement désuète mais qui tient son spectateur éveillé de bout en bout, d'un ange et d'un diable qui viennent sur terre. Le second pour ruiner un mariage naissant entre un jeune homme et une jeune femme, la première pour contrecarrer le second. Tout ce ci est charmant en plein, le diable va tendre des pièges pour pousser le jeune homme à tromper sa belle avec une maîtresse. Dans le même mouvement, le diable tentera de séduire la femme du jeune homme. L'ange poussera le sacrifice jusqu'à prendre la place de la maîtresse désignée afin de déjouer la manœuvre. Et de son côté, la jeune femme si pure ne cèdera rien aux avances du diable et ira même à le convertir. La morale est sauve ? Pas tant que ça ! Aux contact des humains, l'ange est à deux doigts de se corrompre et le diable devient bon.

Nous sommes finalement de bien mauvaise influence sur eux.
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Re: Que je vous raconte ce que j'ai vu dernièrement ...

Message par syber » 06 Juin 2018, 00:14

L'énigme du Chicago Express (1952) de Richard Fleisher et avec Charles McGraw, Marie Windsor et Jacqueline White

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Encore une de ces fameuses série B américaine où les contraintes de tournage font émerger l'inattendu, la créativité et le talent. Un film court (1:10) et au scénario dense comme un ristretto. Aucun portrait psychologique des protagonistes, pratiquement aucun atermoiement ou hésitation ne viennent détourner l'action et la vitesse comme maître-mots de l'histoire racontée. La femme d'un ex-truand possède des informations qu'elle doit remettre à la justice. Sous la garde de deux policiers, elle doit prendre un train qui l'emmène à Chicago. Plusieurs tueurs sont sur ses traces. Ils ne savent pas quelle tête elle a. Après qu'un des deux policiers soit abattu par les tueurs, tout ce petit monde se retrouve dans le train, univers clos et un peu en dehors du temps et de la réalité, propice au romanesque.

L'unique policier restant en charge de la femme, va passer sa nuit à accomplir sa mission de protection en déjouant tant bien que mal les différentes tentatives d'assassinat. le tout en courant dans tous les sens dans cet espace contraint que constitue le train. Ce qui sera, c'est bien là qu'il faut en venir, à des cadrages, une mise en scène et un montage des plus originaux et créatifs de la part de Richard Fleisher.

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Message par syber » 07 Juin 2018, 07:20

Larmes de clown (He who gets slapped), de 1924, par Victor Seastrom et avec ... roulements de tambours ... l'immense Lon Chaney ! :D :D :D

Le premier film produit par la MGM, et donc par extension, le premier film avec le pré-générique du lion !

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L'histoire d'un scientifique qui se fait spolier (mode Arlette ON) le fruit de son travail par son mécène, grâce à la trahison de sa femme éprise du-dit mécène. Les idéaux du scientifique se voient effondrés par une répétition du même acte fondateur de ce qui va déclencher sa déchéance et son futur rôle de victime expiatoire : il se fait gifler en public par son mécène félon, face à une assemblée de ses pairs qui en deviennent hilares. Sa seule réaction est de rire avec eux, signant là sa soumission. Puis quelques heures plus tard lorsqu'il découvre la trahison de son épouse, celle-ci le gifle de nouveau et là encore il rit de lui-même, seule réaction, seul moyen de défense de sa part au tragique de sa situation.

Dure journée, quoi :lol: :wink: ! Il ne le supporte pas et disparait. On le retrouve quelques temps plus tard, ayant changé de vie, comme clown dans un cirque où soir après soir il revit sur la piste son calvaire tel Sisyphe. Soir après soir, il se fait gifler en public au plus grand bonheur des spectateurs hilares.

Deux aspects dans ce film. D'une part une allégorie de la comédie humaine avec de fulgurantes illustrations sous forme de fondus enchainés entre le globe terrestre et la piste de cirque tournant de concert sur un même axe, sous forme de mise en parallèle entre l'assemblée de notables scientifiques et la troupe de clowns qui rient des gifles reçues par le héros du film, sous forme de descriptions d'une rare cruauté du public qui vient assister à cette mise à mort fictive du clown. D'autre part, un triangle amoureux, dont encore une fois le héros du film va faire les frais, qui s'articule maladroitement avec la puissance des thèmes soulevés par le film et use de ressort un peu désuet de nos jours (mariage arrangé par un père désargenté). Malgré cela, le développement de ce second thème donne lieu à de belles scènes entre l'écuyère et le clown où celui-ci se montre incapable d'être cru lorsqu'il exprime des sentiments différents de ceux que lui incombe son rôle social.

Film très, très cruel ! Cruel et tragique !

Et à la fin il meurt.
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Re: Que je vous raconte ce que j'ai vu dernièrement ...

Message par syber » 07 Juin 2018, 07:27

Kuroneko (Le chat noir) de Kaneto Shindo (1968)

Je vous propose un film avec du sexe violent, des femmes nues, des vampires et du sang qui gicle !

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Oui, mais c'est japonais et date de 1968, donc l'alibi culturel est bien présent et nous absous mes biens chers frères et mes biens chères soeurs de nos penchants coupables :lol:

Coupable, chambara ... humour :wink:


Plus sérieusement, il s'agit d'un splendide film en NB et en cinémascope, ce format qui semble avoir été inventé pour nos amis japonais qui vivent assis en tailleur la plupart du temps : ce cadrage colle si bien aux scènes de dialogue dans leurs intérieurs ! La photo est une réelle réussite et lorgne vers l'expressionisme.

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L'histoire est simple. Une mère et sa belle fille vivent seules dans leur ferme pendant que la guerre fait rage dans leur pays. Le fils a été enrolé de force chez les samouraïs et envoyé loin de chez lui à l'est, pour guerroyer, il y a maintenant presque trois longues années. Une bande de samouraïs qui se battent dans les environs de la ferme tombe par hasard sur celle-ci. Ils sont ivres de batailles, assoifés et affamés. Ils vont non seulement piller les réserves de nourriture et de boissons des deux femmes mais également les violer. En partant, ils mettent le feu à leur ferme et les laissent brûler vives. Par une opération de sorcellerie et un serment méphistophélistique, elles se transforment en chats noirs vengeurs ayant l'apparence humaine et les capacités de souplesse acrobatique des chats. On a affaire à une histoire de vengeance. Les deux femmes vont hanter les parages et se mettre à séduire ...

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... tous les samouraïs qu'elles rencontrent ...

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... pour les trucider en leur arrachant la jugulaire avec les dents. Bien fait pour eux, je serais temté de dire, mais l'argument serait bien mince si il se réduisait à cela. Un autre ressort dramatique vient se greffer là-dessus et permet ainsi de nous offrir les scènes les plus belles et émouvantes du film. Le fils revient de l'est du pays alors que tout le monde le pensait mort, auréolé de gloire car il a tué un ennemi particulièrement dangereux. Il est promu par le chef des samouraïs ...

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... et se voit confier la mission de débarrasser la forêt de bambou (merveilleusement filmée de manière très poétique) du ou des monstres qui y sévissent en égorgeant ses sbires. Le drame se noue chez le spectateur (et je ne plaisante pas car cet aspect du film est franchement réussi) : le fils doit donc tuer les réincarnations de sa mère et de sa femme ! Que va t-il faire ? Comment vont réagir les deux femmes ? C'est tout l'enjeu de ce film qui s'est avéré être de qualité et très agréable à découvrir.
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Re: Que je vous raconte ce que j'ai vu dernièrement ...

Message par syber » 07 Juin 2018, 21:01

Snobs (1962), de Jean-Pierre Mocky. Un bon Mocky.

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C'est foutraque, tourné à la 6-4-2, décousu, synchronisé avec les pieds, mais diablement réjouissant, furieusement interprété, caustiquement raconté, vélocement scénarisé et tout le monde en prend pour son grade de façon plus ou moins légère, sauf ... ironiquement ... Francis Blanche qui avait pourtant la plus sale tête du lot ! :lol:

Ce que j'aime chez Mocky c'est le délire que se permettent les acteurs avec lui ! Ils s'amusent et ça se voit !

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